Mona Lisa

5 - Le mythe de la Joconde

Ce portrait, sans conteste le plus célèbre tableau de l'histoire de la peinture, représente la florentine Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo, d'où ses appellations «La Joconde» et «Mona Lisa», contraction de «Madonna Lisa» (5.1).

Réalisée entre 1503 et 1506 et achetée par le roi de France François Ier pour 4 000 écus d'or en 1518, cette peinture à l'huile sur panneau de bois de peuplier est exposée au Musée du Louvre à Paris. Elle est de nos jours l'objet d'art le plus visité au monde, avec 20 000 personnes qui viennent l'admirer et la photographier quotidiennement.

Ce tableau est connu, en particulier, pour son sourire énigmatique, lié au fait que l'artiste a subtilement ombré les coins de la bouche et les yeux, afin que la nature exacte du sourire ne puisse être déterminée. Ces contours imprécis, pour lesquels le travail est également réputé, ont été appelés «sfumato», qui signifie en italien «enfumé». Il s'agit d'un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement fines et délicates (pour certaines cinquante fois plus fines qu'un cheveu), peintes directement avec les doigts par Léonard, comme l'ont montré de récentes analyses spectrométriques réalisées au Musée du Louvre.

La Joconde est aussi devenu un tableau extrêmement célèbre car, depuis sa réalisation, nombre d'artistes l'ont prise comme référence.
En effet, dès le XVIe siècle, elle inspire de nombreux peintres qui en font des copies et imitations plus ou moins fidèles. Ainsi «La Gioconda» (5.2), qui appartient au Musée du Prado à Madrid et a été redécouverte en 2012 après sa restauration, serait la seule copie contemporaine de l'œuvre, réalisée dans l'atelier même de Léonard, sans doute par un de ses élèves.
Mais c'est au
XXe siècle, en particulier à la suite de son vol en 1911, qu'elle devient vraiment le tableau le plus célèbre du monde et qu'elle commençe à faire l'objet de variations de toutes sortes. Ainsi Monna Lisa se voit affublée d'une moustache tout d'abord par Marcel Duchamp en 1919, sous le titre L.H.O.O.Q., puis par Salvador Dali en 1954, pour protester contre «l'art établi».

D'autres artistes, comme Fernand Léger en 1930, Andy Warhol en 1955, Fernando Botero en 1959, et enfin Bansky en 2000 détournent plutôt ce tableau pour lui rendre hommage, tout comme de nos jours notre jeune adhérent Pierre Eigle avec sa «Monavatar» qui sert d'affiche à cette expo-pulaire (5.3).

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