Vue de Mantoue


8 - A Travers l'Italie : Venise, Mantoue, Florence, Milan, Rome (1500-1516)

Au début du XVIe siècle, Léonard voyage beaucoup et ses activités sont multiples : ingénieur militaire pour la République de Venise en 1500, puis pour César Borgia de 1502 à 1503, enfin ingénieur hydraulicien pour la République de Florence, grâce à l'aide de Nicolas Machiavel, son ami.

Mais il n'oublie pas la peinture. A Mantoue, vers 1500, il réalise un Portrait (8.1) d'Isabelle d'Este,  l'épouse du marquis de Mantoue, François II Gonzague, et l'année suivante la «Madone aux fuseaux» (8.2) pour Florimond Robertet, le trésorier du roi de France Louis XII.

Il séjourne ensuite à Florence jusqu'à 1506 où il travaille à une gigantesque fresque de sept mètres sur dix-sept, la bataille d'Anghiari, qui a été détruite mais dont on possède des copies.

C'est également à cette époque qu'il peint «La Joconde» et la seconde version de «La vierge aux rochers» (8.3) et qu'il commence la réalisation de «La Vierge, l'enfant Jésus et sainte Anne» (8.4).

A partir de 1506, Léonard partage son temps entre Florence et Milan. A Milan, il reprend le projet de statue équestre, qui n'aboutira pas, puis passe au service du roi de France Louis XII lors de la quatrième guerre d'Italie, de 1509 à 1512.

En septembre 1513, Julien de Médicis, qui occupe le poste de capitaine de la garde pontificale, l'appelle à Rome. Julien est le frère de Jean de Médicis devenu pape la même année sous le nom de Léon X. Mais, au Vatican, deux autres artistes d'exception dominent : Michel-Ange et Raphaël, et les Médicis semblent se défier de Léonard qui a une propension à élaborer des projets gigantesques qu'il ne parvient pas à terminer. Aussi ne lui confie-t-on aucun chantier important. Il travaille seulement à un projet d'assèchement des marais pontins appartenant à Julien de Médicis et à des travaux de mathématiques et d'optique.

Il peint également à Rome sa dernière œuvre «Saint Jean Baptiste» (8.5) et, lorsque Julien de Médicis meurt en mars 1516, Léonard accepte l'invitation du nouveau roi de France François 1er qu'il avait rencontré l'année précédente à Bologne.

« Les Médicis m'ont créé, les Médicis m'ont détruit », écrivit alors Léonard de Vinci, sans doute pour souligner les déceptions de son séjour romain.

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