L'homme de Vitruve

10 - Les carnets d'un touche à tout hors norme

Léonard lègue par testament ses quelques cinquante mille documents originaux à son élève Francesco Melzi, qui l'avait accompagné en France. Ce dernier ne les publiera malheureusement pas et tous ces carnets, manuscrits, pages, croquis, dessins, textes et notes vont être dispersés au fil du temps et ne seront redécouverts pour la plupart qu'à la fin du XIXe siècle.

De nos jours il ne reste donc plus que treize mille documents environ, rassemblés dans différents « Codex » appartenant à plusieurs Musées, à l'exception du « Codex Leicester » propriété de l'homme le plus riche de la planète, le milliardaire Bill Gates, qui l'a acquis en 1994 pour 30,8 millions de dollars US, ce qui fait de cet ouvrage le livre le plus cher de tous les temps !

Dans les pages de ces Codex, Léonard a abordé de nombreuses disciplines : l'anatomie avec le célèbre "Homme de Vitruve" (10.1) (il aurait en effet assisté à des dissections de cadavres), l'architecture, l'urbanisme, la mécanique - en particulier les machines de guerre - l'hydraulique, l'astronomie, la cartographie, la botanique, la musique, le théâtre et même la poésie et la philosophie !

Tout au long de cette expo-pulaire vous trouverez des fac-similés de documents montrant les différentes facettes de ce touche à tout en avance sur son temps, qui aura imaginé aussi bien le parachute (10.2) que l'aile volante (10.3), le scaphandre (10.4) que l'automobile (10.5), le char de combat (10.6) que l'hélicoptère (10.7).

Mais force est de constater qu'aucune de ses « inventions », parfois d'ailleurs reprises à d'autres, n'a débouché sur une réalisation concrète à son époque, soit parce que les matériaux disponibles n'étaient pas assez performants (cas du parachute par exemple bien trop lourd), soit parce qu'il n'a pas trouvé de financement pour les mener à bien.

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